Scénario : R. Kirkman
Dessin : T. Moore – C. Adlard
« Pour moi, les meilleurs films de zombies ne sont pas les plus gores et les plus violents, ou ceux joués par des personnages abrutis et caricaturaux. Les bons films de zombies nous révèlent à quel point nous pouvons être déséquilibrés… ainsi que la situation de détresse dans laquelle se trouve notre société aujourd’hui. »
Robert Kirkman
Postface Walking Dead t.2
Walking Dead est un comics publié par Image Comics et publié depuis 2003 qui nous narre les chroniques d’un groupe de personnes tentant de survivre à une apocalypse zombie.
En France, la parution est assurée par Delcourt et le 10e tome doit paraître fin janvier.

Scénario : 18/20
Le point de départ nous présente le personnage de Rick qui se réveille dans un hôpital alors que le fléau a déjà causé des ravages (ça ne vous rappelle rien ??). Il ne va évidemment pas rester seul bien longtemps…
Ce n’est certainement pas original, pas plus que les survivants luttant face à des hordes de zombies, mais c’est justement ici qui se démarque le récit.
L’auteur le dit lui-même :
« Avec Walking Dead, j’ai voulu explorer comment des individus réagissent lorsqu’on les met face à des situations extrêmes et quel impact peuvent avoir les événements sur leur comportement »
En effet, l’histoire est réellement centrée sur les personnages, sur les interactions entre eux, sur les effets psychologiques que cette fin du monde peut avoir.
Le format comics permet ainsi de développer les relations, d’approfondir et de faire évoluer les caractères en prennant le temps nécessaire, contrairement à la majorité des films qui doivent aller beaucoup plus vite… (et qui doivent envoyer rapidement la purée, un peu comme Robin
)
Mais attention, on se situe bien dans un ouvrage ayant pour toile de fond un monde peuplé de zombies, et il ne fait pas bon y (sur)vivre…
Les personnages payent parfois cher leur survie (l’auteur est sans pitié), et le récit est d’une terrible noirceur atteingnant des sommets lors de certaines rencontres malencontrueuses (j’écris cet article juste après la lecture du t.5 qui a réellement franchi un cap… whaou !)
Le pire, c’est que les plus violentes atrocités ne proviennent pas forcément de qui l’on pourrait croire…
R. Kirkman souhaite ainsi créer une véritable chronique de son personnage principal pour que l’on ai jamais à se demander ce qui lui arrivera ensuite.
« On ne se demandera JAMAIS ce qu’il est arrivé ensuite à Rick, on y assistera. »
Dessin : 15/20
Le dessin est à l’image du récit, particulièrement noir, et suffisament accrocheur pour permettre de s’imprégner pleinement de cette ambiance de mort qui représente le quotidien de notre petit groupe.
Certaines pleines pages (voir double pages) sont les bienvenues et sont bien mise en avant.
Bilan : 18/20
On m’avait prévenu : commencer Walking Dead est particulièrement mauvais pour son porte-feuille (surtout en ayant 10 volumes de retard!).
Regardant beaucoup de séries tv, je suis habitué à cette frustration propre à l’attente du prochain numéro (surtout que dans le cas présent, il vous attend gentiment chez votre revendeur – Canal Bd de préférence, of course – ), mais je dois bien dire qu’une heure après la lecture de ce tome 5… je suis déjà en manque !
Pour les curieux qui souhaite zieuter le premier chapitre en ligne (il est en vo)
Un 2e lien toujours utile avant de débuter une lecture comme celle-ci (il faut se préparer
).
A noter :
Une adaptation en série tv serait en cours de préparation, elle serait diffusée par AMC (Mad Men, Breaking Bad) et serait produite par Franck Darabond (La ligne verte, The mist).
Bref, que dire si ce n’est que tous les éléments sont réunis pour faire quelque chose d’excellent!
Un superbe livre sur René Goscinny, LE monsieur de la bande dessinée, extrêmement bien documenté, proposant des photographies, des scénarios, des planches et autres archives imprimés en haute qualité.
Je vous propose de commencer par un super condensé de sa vie proposé sur le site officiel http://www.goscinny.net :
Goscinny est :
- le père d’Astérix,
- le principal scénariste de Lucky Luke,
- l’auteur du Petit Nicolas,
- le créateur d’IznogoudGoscinny est l’un des auteurs français les plus lus au monde.
L’ensemble de son œuvre représente environ 500 millions d’albums et de livres vendus.Génie du scénario, il a révolutionné la BD. Ses complices s’appellent : Uderzo, Morris, Sempé, Tabary…
René Goscinny tire sa révérence en pleine gloire, le 5 novembre 1977. Il avait 51 ans. Mais ses héros lui ont survécu. Goscinny continue aujourd’hui de faire rire des centaines de millions de lecteurs.
Voilà pour un très rapide rappel. Je disais donc que cet ouvrage est extrêmement bien documenté, en partie grâce à la fille de Goscinny, qui à ouvert à nos deux auteurs (Olivier Andrieu et Caroline Guillot), les archives personnelles de la famille. On trouve ainsi de magnifiques photographies en double page, des scénarios tapuscrits et leur mise en dessins en vis-à-vis, le tout agrémenté de commentaires assez instructifs.
Je ne l’ai pas encore fini, je prends mon temps pour assimiler les quelques 240 pages, je suis encore dans la première partie dédiée au petit Nicolas. Trois autres parties (qui semblent être toutes aussi intéressantes) suivent, consacrées à Lucky Luke, à Astérix, et à Iznogoud.
Enfin bref, pour moi qui ne suis pas un spécialiste de cet homme, mais qui comme beaucoup, a lu Le petit Nicolas sur les bancs de l’école, et a quelques albums d’Astérix, d’Iznogoud et de Lucky Luke dans mes étagères, c’est un réel plaisir. Il est vrai que cet ouvrage est assez hagiographique, qu’il ne traite Goscinny que sous l’angle de ses quatres créations , et qu’il reste vraiment tout public. Les spécialiste de l’homme et de son œuvre lui reprocheront peut-être ces trois points, mais pour la plus grande partie du lectorat, ce documentaire sera une belle source d’informations. Pour moi, il aura été un très beau cadeau !
Les références :
Titre : Goscinny
Auteurs : Olivier Andrieu, Caroline Guillot
Editeur : Chene
Novembre 2005
Prix : 35€
24 cm x 34 cm
ISBN 2842775252
Illustrations couleur
240 pages
Un petit article pour vous souhaiter à tous et à toutes un joyeux Noël et une nouvelle année pleine de de bonnes choses !
Je vous prépare pour la rentrée une chronique sur la série Lola Bogota, une sur Le Télescope (Van Hamme) et quelques autres qui se feront en fonction des cadeaux du Père Noël :p
Voilà, alors profitez bien, et à bientôt !!
Garfield ! qui ne connait pas Garfield ?
L’une des séries de BD humoristiques les plus fameuses, entamée par Jim Davis en 1978 (et évidemment toujours active).
Le héros éponyme de cette bande dessinée est un gros chat orange, goinfre, feignant, égoïste et mesquin. Il est doué de parole et vit dans la maison de son maître Jon, à qui il joue souvent de méchants tours.
Jon est un looser au grand cœur et aux lubies inhabituelles, qui accumule les échecs avec les filles à une cadence qui force le respect. Garfield partage son quotidien entre Jon, le chien jaune de ce dernier prénommé Odie, son ours en peluche Pookie, sa petite amie Arlette et un chaton désagréable, Nermal.
Jim Davis met en scène Garfield, anti-héros désagréable et parasite, à travers sa grosse paresse, son appétit inextinguible et sa passion pour « embêter » son entourage, comme Odie (qui n’est lui pas doué de parole), Jon, la voisine de Jon, le facteur ou les chiens du voisinage.
La plupart des scènes, qui sont plus ou moins des caricatures de la vie quotidienne, permettent à Garfield de formuler des reflexions cyniques, désabusées, voire philosophiques.
Scénario : 16/20
La simplicité des histoires est un élément dont Jim Davis se sert à merveille. Une aventure de Garfield ne dure jamais plus d’un page, mais reste suffisamment drôle, originale et caustique pour plaire à un large public. L’humour noir y est manié avec brio, et l’auteur se sert de la personnalité de son héros pour se moquer de beaucoup de choses du quotidien : la nourriture dégoûtante des restaurants routiers, les panneaux de jardin pour « chiens méchants », les lundis difficiles, les réactions épidermiques de la gent féminine face aux avances de Jon, etc.
Graphisme : 16/20
Comme souvent dans les longues séries, on note une évolution dans la qualité du dessin. Si Jim Davis n’a jamais fait du détail des planches sa priorité, son style reste personnel et précis (couleurs appuyées, attention du lecteur centrée sur les visages des protagonistes) et est au final suffisant pour assurer une BD au graphisme honnête.
Bilan : 16/20
Garfield se taille une place de choix dans la BD humoristique pour petits et grands. Si la longue liste de BD ne permet pas beaucoup de nouveautés dans les histoires et dans la psychologie des personnages principaux, chaque tome reste drôle à sa manière, et quand on a envie de rire un bon coup, Garfield et ses copains remplissent parfaitement leur mission !
Ca fait un moment que je n’ai posté, pour cause de boulot sur un projet vraiment cool, l’organisation d’un festival BD par chez Tom et moi : Montargis coince la bulle.
Tom et moi avons mis en ligne la page de présentation du festival. Le site web sera accessible dans son intégralité le 20 janvier. En attendant, je peux vous dire qu’une trentaine d’auteurs seront présents, dont certains très connus !!
Ca se passera à la salle des fêtes de Montargis les 29 et 30 mai 2010.
Enfin voilà, du boulot en perspective pour les vacances de noël et pout le début de nouvelle année pour Tom et moi !
Le site :
http://www.montargiscoincelabulle.com
L’événement Facebook :
http://www.facebook.com/event.php?eid=249320723288&ref=ts
Voili voilou !
On vous tient au jus sur le sujet :p

