Archive pour juillet 2009

On m’a offert pour mon anniv’ Les Epines du Christ, d’Arnaud Floc’h, en deux tomes. J’avais déjà lu le premier tome lorsque je travaillais à la Cité de la BD, mais je n’avais pas eu l’occasion d’ouvrir le second. C’est donc avec plaisir que je chroniquerai ce dyptique prochainement. La surprise supplémentaire, était que les deux tomes étaient dédicacés ^^

Je vous laisse donc observer…

Dédicace de Floc'h pour Les Epines du Christ 1

Dédicace de Floc'h pour Les Epines du Christ 1

Dédicace de Floc'h pour Les Epines du Christ 2

Dédicace de Floc'h pour Les Epines du Christ 2

Serge Lehman (Scénario)
Jean-Marie Michaud (Dessin)

tome1

La saison de la couloeuvre est une série Sf prévue en 3 tomes et éditée aux éditions L’Atalante. Les deux premiers tomes sont actuellement disponibles dans n’importe quelle bonne librairie (surtout les librairies Canal Bd, of course) et valent réellement le détour pour l’amateur de Sf qui sommeille en chacun de nous.
Scénarisé par Serge Lehman, qui après quelques recherches (merci Wikipédia…), se révèle en fait être un célèbre romancier Sf (il est notamment celui qui a scénarisé « Immortel », l’adaptation de la trilogie Nikopol de Bilal au cinéma), le dessin est quand à lui assuré par Jean-Marie Michaud, qui n’est pas un grand nom, mais qui a réalisé un travail splendide sur cette série.
Le premier album nous permet de prendre contact avec l’univers qui possède ses codes, sa terminologie propre… ainsi qu’avec les nombreux personnages qui vont évoluer dans cet environnement particulier.
Comme d’habitude avec un univers Sf riche, on est légèrement perdu au début, mais l’on ne décroche pas pour autant, les évènements s’enchaînent et l’on poursuit la lecture avec plaisir et  cela permet d’apprécier le développement fourni dans le second tome qui fourni d’ailleurs des éléments de compréhension supplémentaire.

Scénario :  17/20

tome2

L’histoire est prend place sur l’intersection 55, lieu de croisement parmi tant d’autres pour les voyageurs interstellaires, sorte de gare d’où partent des dizaines de couloirs spatiaux, les « toboggans », à destination de différents systèmes solaires.
Ces toboggans, qui forment un véritable réseau de voyage à travers l’univers, ont été crée bien avant l’apparition de la vie sur Terre, par un peuple d’ingénieurs, les Mohaïs.
Retournés à l’état de tribus primitives, les Mohaïs se font utilisés par les humains qui utilisent leur savoir ancestral pour faire fonctionner le réseau.
Voici pour le contexte général.

Plus particulièrement, le récit nous fait suivre la première journée de travail de Derec Finn, qui débute en tant que « fonctionneur », il est chargé de l’accompagnement des voyageurs lors des 100100 secondes d’attente obligatoire entre deux toboggans.
Il rencontre ainsi une galerie de personnages hauts en couleur, son premier client n’étant autre qu’une fourmi géante, émissaire d’une conscience collective en déplacement vers la Terre.
L’intersection est par ailleurs victime d’une propagande d’origine inconnue, et les évènements vont peu à peu déraper, différentes émeutes éclatant sans raison précise.
Sans en dire beaucoup plus, le 2e tome permet d’en apprendre plus sur l’origine de la prise de contrôle du réseau par les hommes.
En tout cas, l’histoire se suit au départ comme la simple journée de travail de Derec avec en toile de fond la présentation du fonctionnement de l’intersection, mais se développe peu à peu en laissant apparaître son lot de rebondissements et de mystères.

Dessin : 18/20
L’identité visuelle de La saison de la couleuvre est très forte, le coloriage basé sur du blanc et noir avec une légère touche bleutée confère une ambiance particulière dans laquelle on tombe immédiatement. Le dessin fourmille de détail, l’impression de profondeur est très bien rendue, ce qui permet de donner du relief à l’intersection. C’est une réussite graphique.
De plus, la construction des cases est bien faîte : en jouant sur une véritable alternance, on se retrouve souvent à observer les pages plutôt qu’à enchaîner simplement les bulles, même lors de la première lecture.
Il faut aussi noter que cette particularité visuelle s’accorde parfaitement à l’histoire en formant un tout cohérent. En effet, l’impression grisâtre des pages se justifie par le côté neutre, artificiel et froid de l’intersection où les personnages semblent vaquer à leur occupation sans réel entrain. L’apparition de la couleur dans le récit intervient aux moments clés, et symbolise l’intrusion de la vie dans cet univers aseptisé avec des personnages qui s’animent alors, se mettent à ressentir des pulsions violentes, érotiques ou autres. On assiste alors à une explosion des émotions physique & graphique.

Conclusion : 18/20
Ces deux albums sont une réussite, l’utilisation du dessin comme un élément à part entière de l’histoire profite au récit. L’histoire en elle-même est suffisamment intéressante pour justifier la lecture et l’univers présenté semble la fois riche et prometteur. A suivre donc !

En extra, un lien vers l’interview de Michaud lors de la sortie du 1er tome
http://www.actusf.com/spip/article-5389.html
Ainsi qu’une interview de Lehman, sur la sortie du 2e tome (attention au spoils !!)
http://www.actusf.com/spip/article-7541.htmlcou

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