Archive pour la catégorie ‘11 à 13/20 : Pas mal’
Crisse (Scénario & dessin)
Fred Besson (Couleurs)
Voici un tome qui aura su se faire attendre !
Atalante est une série commencée en 2000 par Crisse, un auteur habitué à de très longues poses en cours d’une série à succès.
Il avait déjà fait le coup avec Kookaburra, en laissant s’écouler 5 ans entre le tome 3 et 4, pour laisser en partie la main à Mitric qui s’occupa de finir le cycle avec le 5e tome.
Et bien là, c’est la même chose, ce tome 4 se sera fait attendre 6 ans.
Mais de quoi ça parle ?
La série prend place dans la Grèce antique et suit les aventures de Jason et les Argonautes en route vers la fameuse toison d’or.
Sauf qu’ici, le personnage principal n’est pas Jason, mais Atalante, seule femme de l’équipage, qui embarque à bord de l’Argo en ayant pour objectif de rejoindre les Amazones.
Un extrait du 4e de couverture : « Abandonnée dès sa naissance par son père, puis condamnée à vivre sans amour par la déesse Héra, elle est recueillie par les êtres de la forêt. Nymphes, satyres et dryades lui apprennent le langage des animaux. »
Le personnage d’Atalante existe réellement dans la mythologie grecque, et la série conserve certains parallèles avec les écrits antiques.
Mais c’est avant tout un melting-pot des divers éléments de la mythologie, Crisse reprend ici les choses en les adaptant à sa sauce.
Scénario : 13/20
Ce tome prend place dans la cité de Salmydessos où les Argonautes souhaitent se ravitailler, et où ils se voient contraints d’aider la population, régulièrement pillée par des Harpies.
Publié chez Soleil, la série remplit comme d’habitude son cahier des charges avec son lot d’aventure, d’héroïsme, d’humour et de dépaysement…
J’étais quelque peu sceptique en ouvrant l’album, me disant que la magie serait retombée par rapport à l’époque où j’avais lu les premiers tomes, mais finalement, je me suis assez facilement laissé entraîner à nouveau dans cet univers.
La lecture est agréable, et l’on retrouve rapidement ses repères, les interactions entre les personnages fonctionnent toujours bien.
La série marchait jusqu’à présent en sorte de « one-shot », les 3 premiers tomes étaient écrits pour être des histoires complètes, mais celui-ci déroge à la règle car il appelle une suite directe.
Crisse nous promet d’être plus rapide pour la parution du 5e tome, y’a plus qu’à espérer que ce soit vrai !
Dessin : 13/20
Le dessin est agréable, même si je trouve toujours que les personnages, surtout leur visages, sont beaucoup trop carrés. La patte de Crisse est identifiable au premier coup d’œil, elle est correcte dans son ensemble, mais je ne trouve pas les perso. toujours très réussis.
Par exemple, Atalante, qui est quand même assez représentatif du cliché de la blonde à forte poitrine, ressemble sur certaines cases à une vraie déesse grecque, mais parfois, lorgne plus du côté de la bonne vieille pute d’Europe de l’est.
A côté de ça, les décors sont bien représentés, avec beaucoup de détails, les couleurs sont toujours bien choisies, et l’ambiance antique est plutôt bien rendue.
Bilan : 13/20
Un tome agréable, dont la lecture passe un peu trop vite, signe que :
soit y’a pas assez de pages (il y en a une cinquantaine, c’est dans la moyenne non ?), soit c’était cool !
En tout cas, j’attends la suite, et j’espère surtout que Crisse va pouvoir s’investir un peu plus dans cette série pour qu’elle puisse avancer, car si l’on se réfère à la mythologie, le programme est chargé en épopée et en héroïsme de tout genre !
Une intro très rapide, pour vous informer de mon attention de chroniquer, en plus de mes coups de cœurs et des nouveautés, sur un thème particulier que j’adore, le western. Cela risque de s’étaler jusqu’à mi voir fin juillet (fin de stage et mémoire obligent).
Blueberry et Durango font déjà l’objet de posts, en partant de là, je me suis dressé une liste de titres plutôt adultes, de séries courtes et de one-shots que j’ai la possibilité de lire sur ce sujet :
- Angela : Pecqueur & Vatine (one shot)
- Black Hills 1890 : Swolfs & Renier (4 tomes)
- Bouncer : Jodorowsky & Boucq (6 tomes)
- Caatinga : Hermann (one shot)
- Chiens de prairies : Foerster & Berthet (one shot)
- Fort Wheeling : Pratt (2 tomes)
- Gibier de potence : Capuron, Jarzaguet & Duval (4 tomes)
- L’étoile du désert : Marini & Desberg (2 tomes)
- La piste des ombres : Oger (3 tomes)
- Quatre doigts : Manara (one shot)
- Sergent Kirk : Pratt (2 époques)
- Trio Grande : Clément & Vatine (one shot)
- Wayne Redlake : Cailleteau & Duval (one shot)
- Western : Van Hamme Rosinski (one shot)
- Wild River : Seiter & Wagner (2 tomes)
Posteurs de Croqueurs de bulles, n’hésitez pas à écrire sur ce thème, beaucoup de séries n’ont pas été citées (notamment les longues). Je pense notamment à W.E.S.T, Trent, Outlaw, Comanche, Chinaman, Lucky Luke, Buddy Longway et j’en oublie encore… Lecteurs, n’hésitez pas non plus à m’envoyer des articles par mail, je les posterai en votre nom !
Une liste des séries et albums western très complète est disponible sur http://www.bdovore.com/browser.php en effectuant une recherche par genre « western ».
de Philippe Foerster et Philippe Berthet (Delcourt, 1996)
Une de mes dernière lecture, puisque j’avais dit que je ne chroniquerai pas seulement ce qui sortait et ce qui me semblait incontournable, mais aussi ce que je découvrais, aussi vieux/nul/cucu que ce soit. Je vous rassure tout de suite, pour ce one shot, c’est loin d’être les bons adjectifs…
J. B. Bone est une légende de l’ouest, le genre de celles dont la tête est mise à prix très chère, de celles dont la venue précède toujours l’arrivée de hordes de chasseurs de primes. Bone s’est planté, le braquage qu’il avait prévu avec son pote Ben a foiré, et se dernier s’est fait tailler un joli costard en sapin. Si seulement Bone ne lui avait pas fait la promesse de l’enterrer aux côté de son grand amour, il ne serait pas en train de trainer son cadavre en décomposition à travers tout le far west. Et si seulement Calamity (rencontrée sur le chemin) n’avait pas oublié un de ses gamins orphelins dont elle s’occupe, il n’aurait pas eu à se farcir ce gosse sourd et muet à longueur de journée. Un cadavre qui commence sérieusement à puer, un gamin un peu bizarre, une bande de chasseurs de primes à ses trousses (dont un « pasteur » complètement taré), ça commence à faire beaucoup pour cette légende à la cinquantaine bien sonnée…
Scénario : 16/20
Vraiment génial, marrant, cynique et un tout petit peu touchant, avec quelques rebondissements bien trouvés. Pas de doutes, un western comme on aimerait en lire tout le temps, un one shot qui remplit bien ses soixante pages et qui n’est pas fait pour avoir une suite. Personnellement je ne connaissais pas Foerster, mais du coup je vais essayer de lire quelques unes de ses autres trouvailles…
Graphisme : 11/20
C’est là que le bât blesse, pendant les premières pages en tout cas. Le visage de Calamity m’a vraiment choqué, il voulait en faire un garçon manqué, c’est réussi, j’ai trouvé son trait hyper dur. Par la suite, les autres personnages font plus humoristiques, nez rond, grandes barbes, yeux limités à des cercles blancs. On s’y habitue bien finalement. Mais ça ne reste pas ce que je préfère. L’encrage reste un peu trop basique je trouve. Et puis je venais de relire une partie de Pin-Up, et j’en ai profité pour feuilleter Sur la route de Selma qui apparemment est très bon, mais le graphisme est différent… Il a pourtant, si je ne m’abuse, réaliser ces albums à peu d’années d’intervalle. Enfin bon, je suis un peu resté sur ma première impression mais ne vous y trompez pas, c’est loin d’être mauvais
Bilan : 13/20
Un western sympathique, qui se lit bien et que je serai content de pouvoir conseiller aux amateurs du genre. Si vous le trouvez en bibliothèque ou en magasin, prenez une demie heure pour vous le faire, vous ne le regretterez pas, personnellement, je crois que je vais l’inscrire à ma (bien trop longue) liste de futurs achats !



