Archive pour la catégorie ‘11 à 13/20 : Pas mal’
En rollers, l’envie de se surpasser amène rapidement à faire des choses insensées, des cascades dangereuses, qui pourraient être mortelles. Qui n’est jamais resté scotché devant des gars en rollers exécutant des figures complètement folles ? Yann est de ceux-là, amoureux du grand frisson et surtout, content d’impressionner. Adolescent en rébellion, il cumule les conneries avec son pote Louis. Tous les deux vivent leur quotidien pour et sur leurs rollers. Leur unique but : le frisson et la reconnaissance, pour échapper à leurs échecs scolaires et familiaux. C’est alors qu’ils décident de tenter une grosse cascade, particulièrement dangereuse. Il va leur falloir de la préparation, et de l’argent pour du nouveau matériel…
Scénario : 13/20
Cet album a été réalisé à but pédagogique, mais ce n’est pas une nouveauté pour Derib : l’auteur de Yakari et de Buddy Longway avait déjà sorti Jo sur le thème du Sida, et Pour toi Sandra sur la prostitution (je ne m’étends pas sur ces deux titres car je ne les ai pas lu). Une version de cette BD a été vendue, pour pouvoir distribuer gratuitement aux jeunes en France, en Belgique et en Suisse, la deuxième version, agrémentée d’un dossier pédagogique sur la violence, le respect et les échecs scolaires entre autres.
On aurait pu tomber dans l’exagération, ou avoir une image dépassée de la vie de ces deux jeunes, mais ce n’est pas le cas. Derib connait son travail, et aborde le passage de l’échec scolaire à la petite délinquance, les problèmes familiaux, la drogue et la violence d’une manière très fine et sans tabous. On finit sur la possibilité d’une « remise dans le droit chemin », ce qui est un gros effort d’optimisme, mais tout n’est pas tout rose pour autant. Cette BD veut faire réagir les jeunes et appuie là où ça fait mal en posant cette question : est-on capable de supporter les conséquences de nos actes ?
Graphisme : 13/20
Derib nous propose là un album au graphisme plus proche de Buddy Longway que de Yakari, c’est-à-dire aux traits assez réalistes. Le décor, les vêtements des personnes, leurs façon de se déplacer est complètement au goût du jour. L’impression de réalisme n’en est que plus grande.
Bilan : 13/20
Un projet intéressant qui est très bien mis en œuvre. Derib nous signe là un album intelligent, sur les difficultés que les jeunes peuvent rencontrer actuellement. Cette BD m’avait marqué il y a quelques années, je l’ai trouvé tout récemment dans un magasin d’occasion, à 3€, je n’ai pas beaucoup eu à réfléchir…
de Nicolas Otéro et Laurent Moënard (Glénat, août 2008)
1917, le Mexique est en révolution depuis 8 ans. L’Allemagne vient d’envoyer des émissaires pour proposer une alliance au Mexique lui permettant de récupérer ses terres volées par les Américains. Les dieux mexicains ennemis Quetzalcoatl et Tezcatlipoca se réveillent et reprennent leur lutte millénaire.
Voilà l’exemple type de la bd que j’achète en étant content de moi, que je m’imagine me faisant une joie de la chroniquer, et qui finalement n’est pas si bonne… Enfin bon, le post était rédigé depuis une semaine, j’ai hésité à l’envoyer, à vous de voir…
Scénario : 08/20
Que dire ? J’ai lu cette BD il y a un mois tout au plus et je ne me rappelais même pas des grandes lignes de l’histoire… Pour l’instant, ce tome se contente d’un basique scénario de western avec sa dose de cavalerie, de desperados et d’antiques malédictions mexicaines. Ça pourrait être pas mal, alors on attend la suite en espérant que ça décolle…
Graphisme : 14/20
Côté graphisme, moi j’adore, ça reste du pur Otéro ! Dessin acéré aux personnages hyper expressifs, à la lecture on est un peu oppressé, comme si le positif n’avait pas sa place dans ces illustrations assez noires, comme si tout ne pouvait que finir mal. Bref, géant ! On ne sait pas trop où donner des yeux : les decors sont sublimes, les personnages accrocheurs.
Bilan :11/20
Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur du graphisme, car quand l’histoire ne suit pas, la bande dessinée n’a plus trop d’intérêts, si on aime le dessin, autant acheter des posters. Mais revenons à nos moutons : le graphisme est vraiment bon, j’attendrai donc la suite avec autant d’impatience que d’appréhension, car je saurai si le scénario était juste long à démarrer, ou si j’ai fait une erreur en me lançant dans cette série.



