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Archive pour la catégorie ‘14 à 16/20 : Bien’

Requiem chevalier vampire tome 1 sur www.krinein.com

Requiem chevalier vampire tome 1 sur www.krinein.com

de Pat Mills et Olivier Ledroit aux éditions Nickel

Tomes 1 à 8

Heinrich Augsburg meurt sur le front russe en 1944 mais pour ce soldat nazi rien n’est fini. Il revient à la vie sur le monde inversé de Résurrection dans la peau d’un vampire Requiem.

C’est donc dans un univers gothique et sombre que Mills nous plonge, suivant un vampire obsédé par un amour ancien et de multiples intrigues dans un monde de massacres où le châtiment est à l’inverse de la faute. Se rajoutent à ce début nombre de personnages célèbres pour leur crauté et leurs méfaits (le pluriel s’impose) des plus connus comme Dracula, Attila … à des cas plus originaux comme Torquemada.

L’histoire puise dans  nombre de classiques avec en toile de fond l’histoire du marteau Thurim (le marteau de l’ange déchu Lucifer). Dans ce monde infernal se place une géographie et une politique assez précises rendant l’histoire prenante.

Scénario :

Pour être totalement honnête le scénario se traîne pendant les deux premiers tomes. Ça reste un peu confus par la suite avec parfois trop de détails, l’histoire s’y perd. Pour ne pas simplifier la compréhension, de nombreux flash back sur les personnages sont insérés dans l’histoire. La cohabitation de plusieurs trames en fonction des personnages est certes une bonne idée mais rapidement leurs entrecroisements et le fait que Requiem soit un vampire un peu particulier (je ne dirai rien de plus ça tuerai le suspens) donne parfois une impression de tâtonnement de l’histoire. Si les deux premiers tomes donnent par moment l’impression d’être des prétextes pour que Ledroit publie ses dessins, cela s’arrange un peu dans la suite mais la confusion demeure. L’histoire est toute fois très lente à se mettre en place et guère plus rapide dans son exécution. C’est le style de l’auteur.

note :  9/20

Graphisme :

C’est à mon avis du grand art, certes le style et l’inspiration ne plaisent pas à tous (gothisme noire avec pas mal de pieux pics et autres) mais les détails sont là, les couleurs bien que restreintes sont propres et suffisantes pour ne rien cacher. Le trait est net et précis. De nombreuses scènes sont en doubles pages à l’instar des Chroniques de la Lune Noire mais le dessin y est beaucoup plus précis et travaillé. La profusion de détails donne parfois le vertige mais à quelques exceptions près Olivier Ledroit a su s’arrêter avant d’en faire trop.

note :  19/20

Bilan : 14/20

Malgré des dessins magnifiques, le scénario montre de gros problèmes et il faut relire le plus souvent les tomes deux ou trois fois pour comprendre ce qui s’y passe. Mais Requiem reste un plaisir pour les yeux et j’ai constaté (mais c’est peut être un faux espoir) une amélioration du scénario avec l’avancement dans les tomes ; la série en prévoyant une douzaine ça va être vraiment très bon sur la fin.

Tomes parus :

  1. Réssurection
  2. Danse Macabre
  3. Dracula
  4. Le Bal des vampires
  5. Dragon Blitz
  6. Hellfire Club
  7. Le Couvent des Soeur de Sang
  8. La Reine des âmes mortes

Petits détails :

Il sort à peu près un tome par an mais même si les tomes sont récents, ils sont parfois en rupture de stock et ne sont pas réédités de façon régulière malheureusement (le tome 5 est maudit il n’a toujours pas été réédité depuis 2004).

L’univers est très particulier et même si le titre ne porte pas à confusion, ce n’est à mon avis pas une lecture pour les jeunes enfants. Cependant la BD reste accessible à presque tout le monde (je dis presque parce que certaines personnes sont allergiques à ce style gothique noir). Au début je vous recommande de lire un tome à la fois c’est à dire de ne pas se faire la série d’une traite. En effet l’univers finis par être oppressant à la longue.

Pour ceux qui prêtent une grande attention aux détails la série est pleine de clins d’œil plus ou moins discrets cela va de références à Armagedon à L’étrange noël de Mr Jack.

Le Groom vert-de-gris sur www.fnac.com

Le Groom vert-de-gris sur www.fnac.com

de Yann et Olivier Schwartz

Je m’attaque ici à un gros morceau : le Groom vert-de-gris, cinquième opus d’adaptations des aventures de Spirou et Fantasio dessinées par d’autres auteurs que leurs « officiels ».

On retrouve Spirou au Moustic Hotel alors que la Belgique est sous l’occupation allemande. Le Moustic Hotel est alors réquisitionné et devenu le siège de la gestapo, notre groom cire donc les bottes fascistes, habillé du vert nazi réglementaire, d’où le titre de cet album. Le scénario s’enchaine très bien avec l’épisode précédent de la série, l’excellent Spirou, Journal d’un ingénu déjà chroniqué. Cependant, sachez bien que ce scénario avait été écris il y a déjà quelques années par Yann, alors qu’il travaillait aux côtés du génial Chaland, mais non publié.

Reprenons, Spirou est aux bottes des nazis, mais bien qu’il les cire, il ne les lèche pas : il est activement engagé dans la résistance sous le nom de code d’ « écureuil wallon ». Son statut de groom au siège même de la gestapo le transforme en effet en informateur de premier ordre. Fantasio lui-même n’est pas au courant (et on comprend bien pourquoi quand on sait combien il a la langue bien pendue). Il est pourtant lui aussi résistant, alors qu’il travaille comme journaliste au quotidien Le Soir (journal réquisitionné par les nazis pour lequel Hergé dessinait, rappelons-le sans lancer de polémique…).

Scénario : 11/20

Le scénario est très bon, je dois l’avouer et Yann n’est pas le dernier des nuls, loin de là (Les Innommables, Poison Ivy, Les Eternels, Pin Up, quelques Lucky Luke entre autres). Cet album est bourré d’humour et de références, belges tout d’abord avec des expressions très typiques, mais aussi sur la bande dessinée en général. On croisera Quick et Flupke (les deux garnements d’Hergé) poursuivis comme à leur habitude par l’agent 15, Clark Kent quasiment près à se changer en Superman, le docteur Müller de Tintin, et d’autres personnages habitués de la bulle. On rencontra aussi des personnages historiques comme Anne Franck (sous le prénom d’Audrey), des chefs nazis inspirés de portraits réels, et on parlera encore et toujours d’Hergé (alors, collabo ou pas ??).

Le Groom vert-de-gris sur www.fnac.com

Le Groom vert-de-gris sur www.fnac.com

Si c’est si bien, pourquoi cette note me direz-vous ? Je ne sais pas trop en fait…Il manque un petit quelque chose, et puis trop c’est trop : les auteurs en finiraient presque par se décrédibiliser en voulant placer une référence à chaque coin de page, on en lirait presque plus cette BD pour les clins d’œil que pour l’histoire, qui est pourtant bien tournée et très drôle. Tom m’a demandé quand je lui ai parlé de cette lecture, si ce n’était pas parce que je m’attendais ou je recherchais un « Journal d’un ingénu 2 », peut-être bien. Il est clair en tous cas que cet album à bénéficié du succès d’Emile Bravo.

J’avais lu un très bon (et long) article sur cet album dans Casemate n°15 (pages 50 à 61) agrémenté d’une interview très complète des deux auteurs, et c’ets ce qui m’avait poussé à acheter cette BD quelques semaines plus tôt que prévu. Résultat je m’en veux un peu… Je vous conseille cependant de lire cet article.

Bref, on rigole pas mal, on adore les référence (même si ertains s’en lasseront vite), donc ça reste sympa au niveau du scénario.

Le Groom vert-de-gris, planche ne noir et blanc sur http://les-mangeurs-dimages.blogspot.com

Le Groom vert-de-gris, planche en noir et blanc sur http://les-mangeurs-dimages.blogspot.com

Graphisme : 17/20

Chapeau Schwartz ! Le graphisme est le très bon point : Schwartz, l’utilisant déjà pour son célèbre Inspecteur Bayard, maitrise ici le procédé de la ligne claire (pour les néophytes, très rapidement, ligne claire = contours des objets d’un trait noir, colorisation par aplats, deux couleurs ne se touchent pas directement, pas de dégradés) en digne descendant d’Hergé et surtout, de Chaland. Il utilise toutefois quelques ombres pour donner un peu de profondeur à ses dessins mais ça ne pet qu’apporter encore plus à la qualité de son travail. Les décors sont très travaillés et s’inspirent de photographies et d’archives d’époques, si on ne le sait pas, on le devine car ses rues ses immeubles ses voitures sont époustouflants, on s’y croirait.

Bilan : 14/20

Bon j’ai piqué ma crise dans la partie scénar’ en essayant d’expliquer ce qui m’avait déçu parce que je ne pouvais pas le faire ailleurs (je ne pouvais résolument pas le faire sur la partie graphisme) mais ne vous y trompez pas, c’est une très bonne bande dessinée. Et elle vaut le coup autant à la lecture qu’à l’achat. A noter pour les collectionneurs que la couverture pour les allemand sera différente de notre version française à cause de l’interdiction de faire apparaitre une croix gammée en une ou en couverture.

Si vous avez lu ou acheté les trois précédents tomes de la série, n’hésitez pas à nous en parler en commentaires ou dans un article…

Pensez-vous comme moi que Le Groom vert-de-gris est moins bon que Spirou, le Journal d’un ingénu ?

Bienvenue !

Sur ce blog, nous vous proposons nos avis sur les bandes dessinées que nous avons lues et/ou achetées et nous postons sur la bande dessinée en général.

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