Archive pour la catégorie ‘17 à 20/20 : Génial’
De Yslaire
Eva, 98 ans, née en en 1899, arrive en fin de vie et raconte son histoire à Lucienne, une jeune étudiante en psycho. Elle lui parle des mails qu’elle reçoit d’un certain @nonymous, qui lui envoit des photographies de différents moments de sa vie, et de Frank, son grand amour, passioné par les anges, qu’il s’évertue à photographier.
Scénario : 19/20
Une histoire atypique, qui traverse tout notre siècle, avec en toile de fond, l’énigme de Frank à l’éternelle jeunesse et la mise en perspective des personnages par rapport à des événements majeurs (conquête spatiale, shoah, mouvement hippie). L’informatique est très présent : envois de photographies numérisées par @nonymous, bug de l’an 2000, échanges de mails entre Eva et ses anciens compagnons de route. Yslaire signe ici un scénario se déroulant à notre époque, mais qui tend vers le féérique, d’une manière assez désabusée (anges & éternelle jeunesse étroitement liés à des expériences nazies). Du point de vue de la forme, les dialogues sont très peu présents, la majorité du récit est commentée par la voix off d’Eva, de Lucienne, ou par les légendes des nombreuses photographies.
Tout est construit à la perfection, le scénario tient en haleine, les personnages sont présentés avec beaucoup de soin, et leurs histoires respectives menées d’une main de maitre, malgré la grande complexité de l’intrigue.
Dessin : 20/20
Note maximale, et ce n’est pas pour rien. Vous savez déjà combien j’adore Yslaire, mais là il innove complètement. Le format habituel de la BD « case-bulle », n’est que très peu présent. Il nous propose quasiment un dossier d’investigation, remplis de photographies (des dessins bien sûr) et surtout, de magnifiques illustrations sur une voir deux pages dans un style très moderne. Si vous avez lu Le ciel au dessus de Bruxelles, vous retrouverez ce même dessin magnifique, mais qui s’autorise beaucoup plus de choses, qui s’affranchit des règles.
Bilan : 20/20
Pas mieux ! Je suis sorti de cette BD assez retourné, et interloqué : pourquoi ne l’avais-je pas lu plus tôt ? C’est LA meilleure bande dessinée que j’ai lu jusqu’à maintenant, elle est juste hors concours : dessin, scénario, c’est un bijou… Je vous laisse donc découvrir les quelques extraits que j’ai posté et comprendre pourquoi cette note !
Quelques lignes encore pour signaler la sortie de deux albums d’Yslaire très prochainement :
- Le ciel au dessus du Louvre, dont des extraits ont fait l’objet d’une exposition au Louvre récemment, et qui sera en librairie dans quelques jours (24 octobre)
- La guerre des Sambre : Hugo et Iris 3 : Hiver 1831, la lune qui regarde pour tous ceux qui ont adoré Sambre, et qui attendent avec impatience d’en découvrir toujours plus sur la guerre des yeux (25 novembre)

Pour ceux qui ne le connaitraient pas , Alfred un dessinateur qui a nottament publié « Pourquoi j’ai tué Pierre » avec olivier Ka, ainsi que le « Désespoir du singe » avec Philippe Peyraud aux éditions Delcourt.
Je ne mourrai pas gibier est adapté du roman éponyme de Guillaume Guéraud.
Scénario : 17/20
L’album nous narre le déroulement d’un meurtre au sein d’un petit village de campagne nommé Mortagne,
les raisons, les conditions etc…
je ne m’attarderais pas sur le scénario afin de pas trop en dévoiler et de gacher le suspense.
En gros, la narration est très bonne et très fluide , on entre très facilement dans l’histoire.
Point important : la scène finale est excellente et pleine de tensions.
Dessin : 17/20
Pour ceux qui ont lu « Pourquoi j’ai tué Pierre » ne seront pas dépaysé. Alfred possède un trait vif et nerveux très plaisant et qui plus est, adapté au sujet du livre.
puis, les couleurs douces d’Henri Meunier accentuent parfaitement le trait d’Alfred.
En résumé :
Excellent album, maitrisé de bout en bout tant au niveau du scénario que du dessin.prenant, plein de tension ainsi que d’émotions, cet album est indispensable a tout niveau.



