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Archive pour la catégorie ‘17 à 20/20 : Génial’

Maus sur www.fnac.com

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d’Art Spiegelman (Flammarion 1986 et 1991 [date de création])

Art Spiegelman relate la vie de sa famille, à travers la biographie de son père Vladek. Vladek est juif, il a été déporté à Auschwitz et a survécu. Une bande dessinée dure et touchante, réaliste et terrible, sur l’holcauste et la vie des juifs dans les années 30-40.

Scénario 19/20

Maus présente, à travers les interviews que Spiegelman fait de son père sur la Shoah et sur les persécussions qu’il a vécu, un témoignage hallucinant : le combat que son père a mené pour survivre depuis l’invasion de la Pologne jusqu’à l’après guerre.

Le récit est en double narration : Spiegelman raconte ses interviews avec son père, son ressenti, et l’écriture de Maus, et Vladek témoigne à travers le pinceau de son fils. Cette biographie époustouflante a un but simple pour Spiegelman : transmettre en bande dessinée les choses telles que son père les lui à raconté. Cette figure phare de la bande dessinée underground américaine (comics autoproduits) des années 60-70 qu’est Spiegelman, nous propose ici une puissante réflexion sur les comportements (in)humains, et sur les difficultés de témoigner et de transcrire un témoignage sur la Shoah.

Maus sur http://parfumdelivres.niceboard.com

Maus sur http://parfumdelivres.niceboard.com

Graphisme : 17/20

Ce n’est pas que le graphisme soit élaboré, ou incroyablement travaillé. Bien des dessinateurs ont des illustrations plus impressionnantes de détails. C’est l’intelligence et la puissance des dessins en noir et blanc de Spiegelman que je salue ici. Il a su transposer dans une BD, une histoire à la réalité crue. Ses illustrations mettent en scènes des animaux anthropomorphes, des souries et des chats, essentiellement, je crois qu’il n’est pas nécessaire de préciser qui correspond à qui… Les animaux permettent à Spiegelman de traiter le sujet de déshumanisation, d’intolérance, d’individualisme, puis bien vite, de crimes, de carnages et de charniers avec un peu plus de facilité. Quand lui-même se représente en train de travailler sur Maus, son visage d’homme est couvert par un masque de souris…

Bilan : 18/20

Une bande dessinée en deux tomes, disponible en intégrale, très difficile à lire d’une traite de par sa densité tout d’abord, mais surtout de par le sujet traité. La mise en scène d’animaux n’enlève en rien l’atrocité des paroles, des comportements et des actes commis dans cette bande dessinée, bien au contraire, elle permet à Spiegelman d’aller au-delà de ce qu’accepterait de voir le lecteur. Pas à un moment, le lecteur n’oublie que c’est une biographie, et cela le pousse à imaginer, à réfléchir, et à s’impliquer dans cette histoire comme peu de bandes dessinées nous poussent à le faire.

Tomes :

Maus, tome 1 – Mon père saigne l’histoire
Maus, tome 2 – Et c’est là que mes ennuis ont commencé

Maus est à présent un « classique », il a gagné un prix Pulitzer spécial, en 1992. C’est une œuvre incontournable, à lire absolument si vous ne connaissez pas, peu de bandes dessinées ont autant fait parler d’elles.

Brian K. Vaughan (scénario)
Pia Guerra (dessin)

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Bonsoir, bonsoir
Pour ma part, j’inaugure la partie ouest de la BD, c-à-d le comics !!
Non pas que je sois grand connaisseur, mais je me dois de vous parler d’une série qui vaut vraiment le détour.
Y, the last man est donc une série éditée chez Vertigo aux US, filiale de DC comics abordant des thêmes plus adultes que DC, et dont la parution s’est étalée de septembre 2002 à juillet 2007.
C’est donc une histoire complète qui comprend 60 « épisodes » qui sont regroupés en 10 volumes.
En France, la parution est actuellement en cours, le n°8 vient de sortir en avril dernier. Le rythme de parution peut nous laisser espérer avoir la conclusion dans moins d’un an.

Le pitch de départ est ce qui m’a fait acheter le premier tome :
Une catastrophe d’origine inconnue conduit à la mort de l’ensemble des mâles sur terre! Ne reste donc plus que les femmes qui vont tenter de survivre sur une planète désormais vouée à l’extinction à plus ou moins long terme.
Mais en fait, tous les hommes ne sont pas morts : Yorick, le personnage principal, et son singe, Esperluette, mâle lui aussi, sont les seuls représentants masculins à avoir survécus, sans que l’on ne sache pourquoi.
C’est donc ces deux derniers porteurs du chromosome Y que l’ont va suivre principalement tout au long de l’histoire.

Scénario : 18/20
L’histoire est tout simplement excellente. A partir du point de départ, les auteurs entraînent Yorick dans un enchaînement d’évènements dans lequel il tente tant bien que mal de survivre.
En arrière plan : l’explication de la survie de Yorick, avec aussi la présentation de la situation post-apocalyptique dans laquelle les femmes tentent de reconstruire une société.
Le ton alterne entre l’humour et le drame, l’équilibre entre action et sentiments est très bien dosé.
D’une manière générale, l’ambiance est résolument adulte, ça tue, ça baise, les insultes fusent, c’est parfois très violent, complétement barré mais aussi parfois très cul-cul!

Les personnages sont très bien travaillés :
Yorick est désabusé, très ironique sur sa propre situation, et carrément casse-cou, ce qui le fait régulièrement prendre des risques inconsidérés au vu de sa situation
(c’est quand même le seul être capable de repeupler la planète : ça pourrait faire réver plus d’un mec !!)
De nombreux autres personnages sont importants, et l’on en rencontre régulièrement d’autres que l’on suit sur quelques épisodes.
Ils sont tous intéressants à voir évoluer, notamment grâce à des dialogues aux petits oignons, certaines répliques de Yorick sont magistrales.
De plus, les environnements et situations sont suffisamment variés pour ne pas tomber dans l’ennui.

Graphisme : 13/20
C’est un peu là où le bât blesse.
En effet, le graphisme fait très (trop) « comics », avec un dessin assez simple et des couleurs basiques.
Les fonds sont presque toujours unis, très peu (pas) de dégradés.
Bref, il ne faut pas lire Y pour son graphisme, c’est une certitude.

Remarque : les premières pages des différents chapitres (les pages qui doivent servir de couvertures lors de la parution chapitres par chapitres aux US) sont généralement splendides, elles sont pour le coup beaucoup plus travaillées, dommage que l’ensemble de la série ne soit pas comme ça !

Bilan : 17/20
Alors oui, je sais, la moyenne de 18 et de 13 ne fait pas 17, mais si vous savez apprécier les bonnes histoires en étant pas trop regardant sur le dessin, cette série est juste géniale.
Évidement je me garde mon avis final une fois que j’aurais lu la conclusion qui je l’espère sera à la hauteur du reste !
En tout cas, si comme moi vous pensiez que le comics se résumait à une déclinaison d’histoires de super héros en collant occupés à sauver les pauvres citoyens en détresse, il faut découvrir cette série qui vaut réellement le détour !

A noter : une adaptation cinéma serait dans les tuyaux.
Elle serait prise en charge par D.J. Caruso, réalisateur de Paranoiak (2007) et de L’Oeil du mal (2008), avec selon les dernières rumeurs Shia LeBoeuf pour incarner Yorick… hum hum…

Bienvenue !

Sur ce blog, nous vous proposons nos avis sur les bandes dessinées que nous avons lues et/ou achetées et nous postons sur la bande dessinée en général.

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